Le 22 octobre dernier, les militants libéraux réunis en congrès ont adopté une résolution demandant de mettre fin au principe d’association accréditée en agriculture.
«Dans vraie vie», comme le mentionnait récemment Jean Lortie, secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), «Il n’y a pas de débat à faire sur l’accréditation syndicale en agriculture. À notre avis, une organisation syndicale a le droit d’être porte-parole et responsable des négociations du groupe qu’elle représente dès qu’elle représente 50% plus un des voix». Quant aux opposants à l’accréditation unique, «qu’ils fassent d’abord la preuve de leur crédibilité et de leur représentativité auprès des agriculteurs québécois. Pour l’heure, la question ne se pose pas. Elle se poserait par exemple si l’Union paysanne se présentait devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec avec 20000 agriculteurs membres. L’UPA, l’association accréditée actuelle, devrait défendre son statut».
Selon le secrétaire général de la CSN, «l’UPA n’a pas de monopole syndical en agriculture puisqu’une campagne de recrutement massive effectuée par un autre syndicat pourrait aboutir à une contestation et à une perte de son statut d’association accréditée». M. Lortie a conclu en disant que «tout comme il ne peut y avoir trois syndicats dans un abattoir de poulets, il ne peut y avoir trois associations accréditées en agriculture pour être porte-parole et représenter les agriculteurs».
SOURCE : La Terre de chez nous, 15 septembre 2011
